QUELQUE DATES POUR VOUS SITUER DANS LE TEMPS

 

 

 XIIème siècle

1150 - Au Moyen Age, le village est le chef-lieu de l’une des seize châtellenies du comté de Foix. La Bastide porte le nom de « MONTESQUIEU » (Mont Farouche) et est composée des quartiers Noir et de la Faurie.

Après la croisade albigeoise La configuration du bourg peu important est érigé en bastide, avec des rues se coupant à angle droit alors qu’en général, les maisons étaient implantées d’une façon anarchique autours de l’église.

 

XIIIème siècle

1246 - Le comte de Foix conforte son domaine en créant le Mas d’Azil et La bastide qui prends le nom de « la bastide d’ANTUZAN ».

 

C’est alors que la commune passe sous le régime de la charte de ROGER IV de Foix qui mets en question le monopole des moulins et des forges.

 

Sceau du vicomte de Castelbon et de Cerdagne (Roger I du 1229-1265), seigneur d’Andorre (1235-1265),

Comte de Foix (1241-1265) qui mets en question le monopole des moulins et des forges.

 

La bastide reprend son nom primitif et ROGER IV l’entoure d’une muraille d’enceinte composée de 4 portes, au nord la porte du mas, au sud la porte d’Arize, à l’est la porte de Foix  et à l’ouest la porte de la Faurie.

Mise en place d’un paréage confirmé par les chartes de coutumes de 1252 et 1254, à cette date, le comte de Foix fait édifier un château sur la part lui revenant.

Ce château a probablement remplacé un ouvrage bien plus ancien au pied duquel un premier habitat s’était constitué sur le versant sud, correspondant au quartier actuel de la Faurie et au quartier Noir .

 

1255 -  Le château, entouré par une imposante enceinte, prolongée par des Escoussières (chemins de rondes) abrite une garnison du comte de Foix   La prison et le château sont rasés sous ordre de Louis XIII.


 

 

Au cours de la guerre de cent ans la « chevauchée » du Prince Noir passa par La Bastide de Serou sans apporter des dommages aux terres de Fébus.

 

 

EDOUARD DE WOODSTOCK PRINCE NOIR D'AQUITAINE

 

(Le Prince Noir est l'un des personnages centraux de l'histoire de la France et de l'Angleterre au XIVe siècle. Il a joué un rôle décisif dans la guerre de Cent Ans, notamment lors des batailles de Crécy, Calais, Poitiers et Nájera. Son règne en Aquitaine, en tant que prince, a marqué l'apogée politique de Bordeaux et de sa région au Moyen Âge.)

XIVème siècle        Au cours du siècle la bastide prend son nom actuel «  La Bastide de Sérou ».

 
 

Gaston Ier comte de Foix n’a que 13 ans à la mort de son père (mars 1302) fiancé ou époux de Jeanne d’Artois depuis octobre de l’année précédente.

D’après certains textes du temps il est un émule des brus de Philippe le Bel Il a des graves démêlés avec le beau-frère de son père le comte d’Armagnac

Philippe le Bel, alors à Toulouse interpose son autorité et oblige les deux ennemis à poser les armes. Dans le même temps, Gaston prend part à la campagne de Flandre, puis en 1307-1308, celle avec le roi de Majorque.

En 1309, il est incarcéré au Chatelet pour avoir refusé de se soumettre à un arrêt du Parlement suite à l’affaire d’Armagnac

En 1312, il assiste au concile de Vienne

En 1315, il suit le roi Louis X en Flandre, tombe malade à son retour à Paris. Il meurt à Maubuisson le 13 décembre 1345, laissant à sa femme Jeanne d’Artois, la tutelle de ses enfants

1347/1352   La peste noire ou mort noire est le nom donné par les historiens modernes à une pandémie de peste, principalement la peste bubonique, ayant sévi au Moyen Âge, au milieu du XIVe siècle. c'est la première pandémie à avoir été bien décrite par les chroniqueurs contemporains.

1350, mise en place de la chapelle St Roch

 

Nous passerons toute la péripétie qui entoure Gaston Ier de Foix-Bearn qui épouse Ferdinande de Nègrepont qui donnera naissance à un garçon du nom de Lou, « tour de Lou » devenu aujourd’hui « la tour du loup ». Gaston fera construire pour Ferdinande l’abbaye des Salenques aux Bordes-sur-Arize. (voir LA TOUR DE LOUP)

 

XVème siècle

 

1470 fondation du couvent des Cordeliers (voir LE COUVENT)

 

 

 XVIème siècle,

 

construction de l’église en remplacement probablement d’une église plus ancienne dont l’abside occupait l’emplacement de l’abside actuelle. La bastide, fidèle à la religion catholique, n’échappe pas aux attaques des Protestants.

L’édit de Nantes (1598) promulgué par Henri IV, comte de Foix, met fin aux luttes religieuses et accorde aux Protestants le libre exercice de leur culte. Pour parfaire l’application de cet Edit, faciliter la pacification du pays et prévenir le renouvellement de tels troubles, Richelieu, ministre de Louis XIII ordonne le démantèlement de toutes les forteresses.

 

XVIIème siècle

 

1620 - on trouve trace d’une garnison chargée de garder la ville afin de rétablir l’ordre sans oublier qu’il fallait la protéger contre les tentatives des protestants et qu’a la même époque eut lieu la dernière levée de boucliers des hérétiques.

Le château de La Bastide de Serou est démoli en 1632 

L’enceinte de la Bastide de Sérou se présentait comme un trapèze déformé. A l’ouest, sa grande base épousait le pied de la butte du château, se confondant en partie avec les défenses de ce dernier. Quatre portes, protégées par une tour donnait accès à la ville

Ce sont les portes du Mas, de Foix, de la Faurie et d’Arize.

La porte de Foix et la porte du Mas sont signalées par la présence d’un pilier quadrangulaire en pierre de réemploi.

Le nom donné à la rue des Escoussières rappelle le souvenir des chemins de ronde des remparts de la bastide du XIIIème siècle.

La tour de guet, dite des Escoussières, existe encore dans la « Carrerot del Senyl » (petite ruelle du serin), qui monte au château par la Porte du Mas

1628/1632   La peste noire à Mirepoix

 

1672     La ville est encore enclos     

 

 

XVIII -ème siècle

 

1711 – Les crues successives de l’arize rendent la rivière menaçante pour les riverains. Une partie du terrain communal où se trouve la fontaine est emporté. Pour empêcher le retour, on décide de faire recreuser le canal, tous les habitants sont requis à la tache sous peine d’amende ou de prison en cas de refus

 

1744 -  Construction d’un pont en bois sur l’arize et un autre sur l’aujole 

 

 

1745 - Le titre de maire apparait pour la première fois en 1745

 

1749 - Règlement du four banal conforme à celui de Foix

1765 - Obligation de construire une cheminée dans les pièces ou l’on faisait du feu

         - Démolition des galeries de façade

         - Repavage des rues par les propriétaires

1767 - Déclaration par le sieur Bellissen du moulin de la Turère bâti sur l’Aujole

            L’eau de l’Arize devenant impropre à l’alimentation lors des fortes intempéries, on

            propose d’utiliser l’eau toujours claire de la fontaine du « cassé, à Cotes ».

1773.- Repavage de certaines rues de la ville et remplacement du pont en bois sur l’Arize

           par un pont en pierre

1776 - Nomination d’un médecin par la ville pour visiter les malades gratuitement (300livres

           pour ses honoraires)

1785 - Réparation des piliers de la place et de tour de la porte du Mas

 

1789 - l’Assemblée Nationale détruit entièrement le régime féodal

1789 - Création de l’Ariège le 4/3/1790 en application de la loi du 22/12/1789

 

1789 - Les évènements, entrainent à la bastide la confiscation des armes des nobles et la fermeture de l’église                   dont 6 cloches sont fondues

1790 - division du territoire en canton, elle se fait (rive gauche et rive droite de l’Aujole)

           Formation d’une compagnie de troupes volontaires du pays séronais

           Conservation de la chapelle’ des pénitents blancs, située dans les dépendances du château

1790 - LBS compte 1500 habitants -  le canton 5400 et possède 6 églises.

1793 - le 8 juin la municipalité décide d’affecter aux troupes qui devaient être cantonnées dans la ville les objets               mobiliers renfermés dans le logement des casernes et de l’hôpital

1794 -1er germinal (21 mars) on élève un autel a la patrie dans l’église des pénitents blancs qui devint le                   temple de la raison

 

Le 14 juillet L’assemblée primaire (500 membres présents) réunie dans l’église des pénitents blancs acceptent à l’unanimité la constitution décrétée par la convention nationale le 27 mai

 

1796 -  l’administration s’oppose à la vente de l’ancienne chapelle des pénitents blancs qui

            sert de magasin à fourrage et au sol devant le presbytère

            La municipalité s’oppose à la vente de la porte du Mas dans laquelle se trouve le logement du concierge

 

 

XIXème siècle

 

1823, Des ormeaux sont planté sur le champs de mars, ils seront remplacés par des platanes en 1836

 

1823, la mairie achète un immeuble place de l’église pour en faire un hospice.

 

1829-1830, remplacement de l’ancienne halle

1872, Installation des mesures à grains

 

1843, placement de 12 réverbères

1854, épidémie de choléra

 

A l’intérieur des murailles, les petites gens disposaient de maisons pour se loger et abriter les animaux, l’eau y était chose rare (source du foirail, source del cassé et quelques puits locaux

 

1858 , l’eau est amenée de la tour de Loli pour alimenter les bornes fontaine

 

1862, fondation de la caisse d’épargne

1864, construction du bureau des télégraphes

La mairie est à l’angle de la rue de Foix et de la rue de la rose

 

Le couvent des cordeliers, qui date de 1222, abrite une ferme depuis 1882

 

Les halles primitives, anciennes et vétustes, sont remplacées par l’édifice actuels

 

1848     L’arbre de la liberté est dressé en haut de la place, il sera replanté

1889-1892 La grippe russe

 

 

XX -ème siècle

 

1919-1920 La grippe espagnole

1957     La grippe asiatique

1968-1969 La grippe de Hong-Kong

 

L'ère Jean Nayrou.       Les grandes réalisations en quelques dates                                                   

1969: les HLM à La Bastide (le maire était M. Déjean).                                                                                              1973: construction du stade et fusion Castelnau-La Bastide, école de rugby.                                                 

1975: la première échoppe au moulin (produits artisanaux et fermiers).                                                        

1976: foyer-logements. Mille-Club, matériaux fournis par l'Etat, construit par les bénévoles; 3 en Ariège sur les 1.000 en France.                                                                                                                                         

1980: création de la zone artisanale.                                                                                                                 

1982: construction de la gendarmerie, centre de secours.                                                                             

          Autres créations: Les Enfants du Séronais (groupe folklorique), généralisation de l'adduction d'eau (au                    début de son premier mandat), relance de la foire agricole, Escaliers Dumas, le club des aînés, lotissements

          de la gare.                                                                                                                                                

1983: mise en place du SIVOM (collecte des ordures ménagères).                                                                            

1984: golf d'Unjat (compact 9 trous).                                                                                                            

1989: village vacances.                                                                                                                                    

1990: espace Jean-Nayrou. et vestiaires du stade

1990  La communauté de communes. Réalisations propres de la communauté de communes

          ou aide aux commune 

          création de la communauté de communes dont il fut président jusqu'en 1998 avant de passer la main à 

          André Rouch.                                                                                     

1991: piscine à La Bastide.                                                                                                                                          1991: première action est l'office du tourisme.                                                                                                              1992: centre national du mérens. 

1992:cantinescolaire.                                                                                                                                                    1993: lac de Mondély, aménagement d'une plage; construction du centre de secours.                                                1994: club-house du rugby.                                                                                                                                            1994: lotissement La Rivière.                                                                                                  

 

          Centre de loisirs, école maternelle et centre d'autistes, 

           assainissement, lagunage, Estaniels atelier relais entre La Bastide et Nescus.                                                                                                                            

 1996: centre d'Unjat, échoppe à Castelnau-Durban.                                                                        

 1998: nouveau siège de la communauté à Cottes, dans des locaux mis à disposition par La Bastide, créations de              18 gîtesnature.                                                                                                                                                     1999: embellissement des villages, rénovation du patrimoine (bâtiments, fontaine, lavoirs).                                                  

XXIème siècle

2000: cantine scolaire approvisionnement local avec un repas bio par semaine.                               

2001: club-house tennis.                                                                                                                                                2002: réfection et agrandissement de l'échoppe. Zonage d'assainissement sur toute la communauté, mise en place de la signalétique (1998).Les services. Cantine scolaire, CLAE (centre de loisirs associé à l'école), ATSEM (personnel des écoles maternelles), portage des repas à domicile pour les personnes âgées, animation auprès des aînés, CLPA (centre loisirs pour ados), coin multimédia, 117 Animation qui chapeaute le CLAE et le CLPA, entretien des rivières, service entretien de l'espace rural (sentiers de randonnées), ESPACE (accueil de porteurs de projets), sport avec animation en milieu scolaire. Construction d'une cuisine centrale, d'un centre de soins médicaux, d'un centre de secours, d'un relais assistance maternelle, d'un centre de formation de personnel spécialisé pour autistes (le premier en France), développement du secteur bois énergie, amélioration de la RD 117 entre Foix et Saint-Girons



LE COULANT DES MOULINS

LE COULANT DES MOULINS

 Barrage de Qué hauteur de la menuiserie Eychenne


 LE MOULIN D'ENSALE

 

En 1656 le moulin est propriété de Mathieu Morteau de Montazets

En 1742 il est tenu par François Boue, propriétaire et meunier

De 1825 à 1923 il est propriété de Jean-Jacques Joseph, Marquis de Narbonne Lara, Baron de Nescus

 

Le Sieur Jean-François Razes demande le 8 septembre 1843 l’autorisation de conserver un moulin à farine à quatre meules et une huilerie à deux meules.

Autorisation accordée le 10 octobre 1846 assortie de seize articles.

Monsieur Darnaud, par arrêté du 10 avril 1854 est autorisé à maintenir en activité un moulin à farine à quatre meules et une huilerie à deux meules. 

Autorisation accordée, assortie de 5 articles.

Fin du 19eme siecle le marquis de Narbonne Lara crée la compagnie des mines de Nescus qui s’intéresse aux mines des alentours de la Bastide et aux mines de métaux non ferreux du Biros, et aux mines de Castemir (31 aout 1873) propriété de madame de Montigny, sans oublier les mines de Montels/Alzen et en 1896 il établit une usine de broyage

 

Monsieur Berne avec Messieurs Maurette, Deveze et Charles de Montigny, demandent l’autorisation de réparer le barrage du Qué en avril 1907, prolongée jusqu’au 1er janvier 1910, Le 13 septembre 1912, le recollement des travaux est refusé aux cinq usiniers pour non-conformité avec les conditions de l’arrêté.

Messieurs Soulie et Laguerre par arrêté municipal du 24 mars 1921 sont mis à demeure de respecter l’arrêté du 10 avril 1854 pour l’usine d’Ensales .

 

À partir de 1924, le moulin devient usine pour le broyage de l’hématite rouge « l’oligiste » qui est un minerai de fer utilisé comme colorant pour les peintures (ocre rouge) .

Monsieur Bernadet a repris l’exploitation le 9 avril 1962

L’usine a été inutilisée depuis 1966, date de l’abandon du fonctionnement hydraulique

Le1er avril 1978, elle est louée aux établissement Dumas, jusqu’à son déménagement à Estaniels en 1990.

 

En 1994, les bâtiments aux murs colorés sont démolis.


 

LE MOULIN D'ALZEONVILLE

 

Était connu sous le nom de moulin de Villa (non loin, il y a le chemin de villa) ,de moulin Maurette ou encore de moulin de Léo (Léo Maurette dit Balbine);

Il était mentionné sur le cadastre de 1823.

En 1829, une ordonnance royale autorise une scierie pour le Sieur Vignau autorisation accordée, assortie de 9 articles.

 

Par pétition en date du 31 décembre 1838, le Sieur Pierre Vignau demande l’autorisation d’établir une corderie et une filature de laine au lieu et place du moulin à huile qu’il possédait au même lieu.

 

En 1905, Monsieur Léo Maurette, alors propriétaire des lieux adresse plainte au Préfet à l’encontre de Monsieur Deveze à la suite de travaux qu’il a exécutés au moulin d’Arize.

 

La scierie a été détruite par un incendie après la guerre de 1914-1918 comme le relate Monsieur J. Ferre dans sa monographie de La Bastide de Sérou de 1985.Monsieur Bernadeten est devenu le propriétaire le 9 avril 1962.  Il en a poursuivi l’exploitation jusqu’en 1966.  Sans utilisation, elle est tombée en ruine et envahie par la végétation.

 

 


 

 LE MOULIN D'ARIZE

 

 

Le moulin d’Arize, bien de l’Abbaye de Combelongue qui fut vendu aux enchères le 24 juin 1565 à la Communauté de La Bastide de Sérou (l’abbaye des Prémontrés de Combelongue a été fondée en 1138).

 

D’après le livre terrier de 1742, le meunier en est Etienne Casse.

 

Le 11 octobre 1854 par arrêté préfectoral, Monsieur Jean Boe (dit Farinotte) est autorisé à maintenir en activité un moulin à farine, autorisation accordée, assortie de 5 articles.

 

Il appartient à Monsieur Jacques Deveze depuis 1903, puis aux consorts Combes et à Jean Deveze après le décès de Jacques Deveze.  Il demande en août 1904 l’autorisation d’effectuer des travaux à son déversoir.  L’autorisation est accordée le 4 janvier 1905.  À cette date, il agrandit le bâtiment et le transforme en scierie ;

 

Monsieur Deveze, avec Monsieur Berne, Louis Maurette, et Charles de Montigny, demande l’autorisation de réparer le barrage du Qué en avril 1907. 

Autorisation accordée le 28 août 1907 comme il a été dit pour le moulin d’Ensales.  L’eau du canal servait alors à faire tourner une turbine pour la production de l’électricité nécessaire pour faire fonctionner les machines.

Cette scierie a été louée à l’entreprise Pedoya de 1950 au 31 décembre 1971.

En 1951 (ou 1954), la création d’un transformateur par l’EDF a mis fin au fonctionnement de la turbine produisant l’électricité d’une façon insuffisante et irrégulière ;

 

Il a été acquis et sert depuis 1980 d’entrepôt de matériel et de matériaux à l’entreprise de maçonnerie de Monsieur Maurice Brau.  La turbine est encore en place sous le bâtiment.



 LA MOLO PORTO

 

Appelée jusqu’à présent «Moulin du château» ou «sous le château».  Ce nom signifie le Moulin de la Porte, celui-ci étant situé au pied des remparts de La Bastide, encore visible à cet endroit, sous la porte de la Faurie, une des quatre portes donnant accès à la ville et accessible de là par un petit chemin encore existant.  Le pont en bas de la Rue de la Facherie où aboutit le chemin de la Molo Porto ne sera construit qu’en 1908 d’après Monsieur Ferre;

En 1842, Monsieur de Morteaux installe une huilerie qui traite annuellement 400 à 500 hectolitre de graines de Colza.

Avant le «coulant des moulins», il en existait déjà un moulin au même aplomb, mais sur l’Arize rive gauche. Les canaux sont encore visibles

Monsieur Ferdinand de Morteaux, par arrêté du 12 mai 1854, est autorisé à maintenir en activité un moulin à farine à trois meules, une huilerie à deux meules qui la jouxte et une cuve à vernis pour les besoins d’une fabrique située à la Faïencerie.

Le 16 janvier 1888, le château de La Bourdette avec ses dépendances est vendu au Vicomte Martrin-Donos qui en assura la succession.  Le moulin était devenu l’usine Martrin-Donos;

L’huilerie a cessé de fonctionner et est tombée en ruines àune date encore indéterminée;

La Molo Porto appartient à la communauté de La Bastide de Sérou depuis 1903;

La retenue d’eau a été utilisée pour faire tourner une dynamo qui fournit un temps le courant électrique à La Bastide de Sérou à l’intérieur des anciennes li!mites de l’octroi.

En avril 1907, Monsieur Louis Charles, Maire de La Bastide de Sérou, avec Messieurs Berne, Maurette, Deveze et de Montigny demande l’autorisation de réparer le barrage du Qué, comme il a déjà été dit;

En 1907, en raison des irrégularités du débit du canal, une machine à vapeur, a été mise en place pour remplacer la dynamo.

En 1912, un moteur à gaz pauvre a remplacé la machine à vapeur;

La production d’électricité insuffisante et sujette à des pannes fréquentes cessa vers 1923 comme nous l’indique Monsieur Ferre;

Les meules continuèrent d’écraser le grain, mais après une période d’activité de plus en plus ralentie, la Molo Porto a rendu ses derniers services après la seconde guerre mondiale.  Le dernier meunier, FrançoisDedieu, mieux connu sous le surnom de Paillassou a quitté le moulin devenu muet en 1972, toujours suivant Monsieur Ferre;

Depuis, la Municipalité durant quelques temps, y a créé une échoppe touristique, le sauvant de la ruine;

 

 



 LE MOULIN D'ALZEOU

 

 

Suivant le livre terrier de 1742, en dehors du moulin à farine, propriété de Jean Fossat, avocat au Parlement, il y avait à Alzéou une ferme dont dépendait un foulon appartenant à Messire Jean-Paul Bellissen, Baron et Seigneur de Castelnau, Rodes et autres lieux.

 

Le 8 novembre 1844, Monsieur Jean-Baptiste Delcung Saint-Martin, notaire à La Bastide de Sérou demande l’autorisation de conserver un moulin à farine à trois meules, un moulin à huile à une meule et une foulerie.

 

En 1882, Monsieur Rumeau signalait une scierie, il n’était pas question de foulon.

Il appartenait depuis 1903 à Monsieur de Montigny et a été transformé en usine pour broyer de l’hématite rouge;

 

En avril 1907, Messieurs de Montigny, Berne, Maurette, Deveze et Charles demandent l’autorisation déjà mentionnée de réparer le barrage du Qué;

 

Le 25 juin 1919, Monsieur de Montigny se plaint que les usiniers d’amont ont surélevé leurs déversoirs ;

 

 

Elle a cessé de fonctionner en 1923.  Abandonnée, elle est à présent en ruine. 

 CHRONOLOGIE

Creusement du canal vers 1650

Recreusement du canal en 1711

Premier texte réglementant le canal en 1846

Réparation du barrage du Qué vers 1912 par les usiniers

Réparation du barrage du Qué en 1971 par La Bastide de Sérou

En 1997, fort état de vétusté

Moulin de Sales sur l’Arize, première mention le 21 mai 1561

Moulin d’Ensales sur le canal, première mention en 1656, moulin farinier

En 1854, moulin à farine à quatre meules, huilerie à deux meules

En 1924, transformation en usine pour le broyage à l’hématite

En 1966, abandon du fonctionnement hydraulique

De 1978 à 1990, les bâtiments sont loués à la fabrique d’escaliers Dumas

En 199., les bâtiments ont été démolis.

Moulin d’Alséonville ou de villa

Première mention sur le cadastre de 1823, moulin à huile

En 1838, établissement d’une corderie et d’une filature à la place du moulin à huile.  Usine Vignau

En 1905, propriété de Monsieur Léo Maurette « Moulin Maurette» ou «Moulin de Léo»

En 1918, transformation en usine pour le broyage de l’hématite de la partie filature et foulon

En 1962, propriété de Monsieur Bernadet

En 1966, elle a cessé de fonctionner.  Abandonnée elle est tombée en ruine.

Moulin d’Arize

Sur l’Arize, bien de l’Abbaye de Combelongue, fondée en 1138.  Première mention en 1565

Moulin d’Arize

Sur le canal première mention en 1656

En 1854, moulin à farine de Monsieur Boue

En 1905, transformation en scierie par Monsieur Deveze

De 1954 à 1971, location de l’entreprise Pedoya

En 1980, acquisition par l’entreprise de maçonnerie de Monsieur Maurice Brau pour en faire un entrepôt.

Moulin du château

Sur l’Arize, propriété du Comte de Foix, mentionné dans la charte de 1252.  Moulin farinier à deux roues.

Molo Porto

Sur le canal, première mention en 1742

En 1842, moulin à farine à trois meules, huilerie à deux meules

En 1903, propriété de la communauté de La Bastide de Sérou

De 1903 à 1923, production d’énergie électrique.  Activité de plus en plus réduite du moulin à farine.  Il n’est plus question d’huilerie à présent en ruines

En 1972, le dernier meunier a quitté le moulin d’Azéou sur l’Arize, bien de l’Abbaye de Combelongue

 

 

 FONCTIONNEMENT

 

Les divers moulins se transmettaient successivement les eaux de la dérivation, le canal de fuite à la sortie d’un moulin devenant le canal d’amenée du moulin suivant.  Ainsi le moulin d’Ensales alimentait le moulin d’Alséonville qui alimentait le moulin d’Arize (Molo Porto).  Si un moulin supérieur ne fonctionnait pas, les moulins aval, surtout le dernier n’avaient qu’un rendement irrégulier.  Ce qui a motivé de nombreuses plaintes.

On a obvié à cet inconvénient en munissant les trois premiers moulins d’un déversoir dans leur bief amont et d’un canal de décharge qui recueille les eaux passant sur ce déversoir lorsque les vannes du moulin sont fermées, et les ramène dans le bief aval au lieu de les rendre à la rivière.  Ainsi toute l’eau que peut débiter le canal peut-elle être utilisée jusqu’à la quatrième.  En effet, la Molo Porto possède un déversoir mais le canal de décharge rejette les eaux à la rivière trop proche pour pouvoir le poursuivre jusqu’au moulin d’Alséou, le cinquième, qui ne peut être alimenté que lorsque la Molo Porto fonctionne.

Les difficultés nées d’une exploitation anarchique ont imposé de rendre la situation régulière et les utilisateurs ont été invités à régulariser leur chute.  C’est ainsi qu’ils ont été invités à régulariser leur chute.  C’est ainsi qu’ils ont été amenés à présenter une demande de conservation.

À la suite de ces demandes, il a été proposé dans un rapport du 30 décembre 1846, un projet de réglementation pour chaque usine qui prescrivait la hauteur et la dimension du déversoir.

La réglementation, malgré une mise en demeure du 10 janvier 1850, n’a pas été appliquée.  C’est alors que le Service des Ponts et Chaussées a proposé à Monsieur le Préfet de prendre un arrêté de réglementation pour chaque usine, qui aurait valeur d’autorisation.  Ce sont les arrêtés de 1854 confirmant la réglementation de 1846.

Ces arrêtés tous de même modèle, répondaient à des préoccupations précises :

Limiter les hauteurs d’eau dans le bassin précédent le moulin (ou l’usine qui l’avait remplacé) afin de ne pas diminuer la puissance de l’établissement en amont par l’effet des remous ;

Permettre aux moulins ou usine de recevoir la totalité du débit du canal, même si ce débit n’était pas utilisé, par une restitution vers l’aval au lieu de rejeter vers la rivière ;

Protéger le chemin le long du canal, dit chemin de Nescus souvent inondé.

La responsabilité d’entretien du canal et des interventions nécessaires à la protection des riverains n’a pas été clairement définie.

Les arrêtés de 1854 concernent uniquement :

Le Moulin d’Ensales en date du 10 avril

Le moulin d’Arize en date du 19 octobre

La Molo Porto en date du 10 avril

Sur le canal, première mention en 1654 comme moulin à farine et moulin battant

En 1844, moulin à farine à trois meules, moulin à huile à une meule et foulerie

En 1882, scierie

En 1903, transformation en usine pour broyer l’hématite

 

En 1923, elle a cessé de fonctionner.  Abandonnée elle est tombée en ruine.